II. Le stress et ses conséquences – Les réponses apportées par la relaxation.

Définition du stress.

Le mot « stress » vient de la locution latine « stringere » qui signifie étreindre, entourer avec le corps, avec les membres en serrant étroitement, accompagné de sentiments opposés puisqu'il est possible d'étreindre quelqu'un sur son coeur mais aussi de l'étouffer. Etouffer nous conduit à oppresser, serrer : l'angoisse, l'anxiété, ce sentiment de détresse qui étreint le coeur, l'âme. Cette assertion nous conduit à "détresse", autre mot issu de la racine « stringere », sentiment d'abandon, de solitude, d'impuissance... Ce type de recherche témoigne déjà de l'existence de deux types de stress ou de deux versants, l'un positif, l'autre négatif

Le mot n'existe pas dans la langue française. Il vient de l'anglais, où il est utilisé dès le XVIlème siècle pour exprimer une souffrance, une épreuve, une contrainte, une force d'impulsion sur un objet. Dans la langue anglo-saxonne, il est d'ailleurs fréquemment accompagné du mot « strain », qui indique une tension excessive sur un objet conduisant à la déformation voire à la rupture (en métallurgie, par exemple). Ce mot « stress » fut choisi par ce biologiste canadien Selye, dans son sens analogique, pour désigner des agressions capables de déclencher à long terme des maladies somatiques ou mentales. Par la suite, il conservera cette terminologie pour désigner l'effet de contrainte en décrivant ce qu'il appelle  le syndrome général d'adaptation, ce véritable moteur qui sommeille en chacun de nous et qui permet de nous sortir de situations complexes.

Au départ, en 1936, les observations de Selye ne concernaient que les réactions purement physiologiques, stéréotypées, non spécifiques, induites par des agressions purement physiques, aussi variées que les maladies infectieuses, les traumatismes, les brûlures, ou encore les rayons X... Depuis la mort du biologiste, son concept de stress a bénéficié de l'apport de multiples disciplines scientifiques, légitimant ainsi le bien-fondé de sa vision unitaire du phénomène. Elles ont pu observer que des agents agressifs non physiques peuvent déclencher ces mêmes réactions physiologiques; c'est la dimension personnelle du stress c'est‑à‑dire physiologique, autant que son vécu (dimension cognitive) ou encore environnementale (environnement socioculturel, par exemple).

Pour faire face à la confusion et éviter tout dilemme, je vous propose donc, pour la bonne compréhension de ce qui suit une définition du stress : Cet état est la réponse individuelle, unique, d'une personne face à une situation de vie qu'elle a interprétée, de façon positive ou négative, et qui demande une adaptation tant au point de vue physique que psychologique. De la sorte, le stress résulterait d'un déséquilibre entre les possibilités et les capacités d'assimilation d'un individu d'une part, et, de l'autre, les exigences qui lui sont imposées.

Une fois le concept défini, voyons comment il se manifeste chez les individus.

  1. Aux sources du stress.
  2. La tension nerveuse.
  3. Le "bon stress" et le "mauvais stress".
  4. Le système neuro-musculaire.
  5. La somatisation.
  6. "L'holisme" des trois cerveaux.
  7. Le corps et l'esprit.
  8. Le "burn-out".

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